(Swell)
South Of The Ra...
Folk/Rock
UFO Goes UFA
Pop Garage Symp...
Pop Garage
Frightened Rabbit
The Midnight Or...
Folk/Rock
Tokyo Police Club
Elephant Shell
Indie Rock
The Helio Sequence
Keep Your Eyes ...
Indie Pop
Depth Affect
Hero Crisis
Electronica
One Day As a Lion
S/T
LA Heavy Rock and co
Sigur Ros
með suð í eyrum...
Post Rock
Goodnight Monsters
Summer Challeng...
Sunshine Pop
The Wantones
I Want You
Pop/Rock
Emmanuel Jal
Warchild
Hip-Hop
Pop Levi
Never Never Lov...
Glam/Electro
Los Campesinos!
Hold On Now, Yo...
Indie dansant
Friska Viljor
Tour De Hearts
Indie Pop
Vincent Vincent and the Villains
Gospel Bomb
Rock N' Roll
Foals
Antidotes (édit...
Math Rock
We Are Scientists
Brain Thrust Ma...
Indie Pop
The Futureheads
This is Not The...
Post Punk
The Dodos
Visiter
Indie/Psyche/Folk
Radiohead
Best of
Rock
Justice JUSTICE @ TRANSBORDEUR, LYON, 08/11/07
le 20/11/2007 par John
Justice : Live au Transbordeur de Lyon – 8 Novembre 2007
Il existe des événements qu’on ne peut vraisemblablement pas rater. La première tournée de Justice en fait indiscutablement partie. Jamais depuis Daft Punk, un groupe français de musique électronique a su fédérer un public aussi large et une nouvelle scène artistique. Les kids d’aujourd’hui écoutent aussi bien Aphex Twin, Kanye West que Justin Timberlake sans que cela soit un problème de conscience. Une génération décomplexée qui accueille à bras ouvert le duo parisien qui n’hésite pas à triturer son electro disco groovy à grands coups de distorsions à faire pâlir tous les groupes de rock industriel. Si ce son est dans l’air du temps et dans les soundsystems du monde entier, Justice à su se démarquer en produisant un album cohérent avec un sens de la construction et une application digne de leur références pop. Image soignée et jouant avec les règles de la communication moderne, le duo à la croix lumineuse ne laisse rien au hasard. Sauf peut être ses dj sets qui restent des défouloirs dont on note quand même une évolution (régression ?) puisque de l’exutoire juvénile des débuts avec des nombreuses cassures et une surenchère noisy on est passé récemment (l’ouverture de la saison 07/08 du Rex) à un esprit décontracté limite potache où Julien Clerc et France Gall ont remplacé les surprises Ministry et Queens Of The Stone Age. On s’est d’ailleurs posé pas mal de questions à la sortie de cette déconcertante soirée. Des questions qui ont trouvé leurs réponses à l’issu du sublime live du 8 novembre au Transbordeur de Lyon. Il existe dorénavant deux faces distinctes de Justice. Une festive aux platines et une plus exigeante pour ses lives. Bon, tout n’est pas aussi tranché et on retrouve évidemment une bonne dose de fun dans leurs prestations scéniques. Place au show donc, avec un live très convaincant où l’on mesure la dimension de rockstars de Xavier de Rosnay et Gaspard Augé. Un statut assez rare dans la sphère électronique, qui bouscule les codes du live avec les machines. Dès la désormais mythique introduction Genesis et sa montée euphorisante, on entend crier, on voit brandir des croix spécialement confectionnées pour l’occasion et à l’instar des cornes du diable du hard rock il existe les bras en croix pour affirmer son appartenance au gang. Nos deux hommes encouragent cette hystérie en invitant son public conquis à bouger, crier et chanter les paroles de Never Be Alone qui ne perd pas de son efficacité depuis maintenant presque 4 ans. Un véritable hymne. Le live baroque de Justice est mis en scène intelligemment avec sa dose d’expérimentation et un déroulement finement ponctué par les gimmicks de Phantom, Stress ou One Minute To Midnight. Tout en respectant plus ou moins le développement de l’album, le duo en cuir et rouflaquettes propose des versions alternatives avec notamment un D.A.N.C.E. planant et un Dvno déstructuré. Justice ne joue pas la carte de la facilité et n’hésite pas à casser la machine groovy et la tentation facile du juke box pour imposer un travail sur les sons et la progression des morceaux. Pas de répit pour une prestations sans fautes qui permet aux deux acolytes de se détendre sur le rappel en samplant la sirène des Klaxons, le NY Excuse de Soulwax et en effectuant une tonitruante reprise de Master Of Puppets de Metallica qui fait honneur aux murs de Marshall. 1h10 pour rentrer directement dans l’histoire de la pop music qui concilie fun et recherche musicale. On voit pas comment Justice ne pourrait pas être consacré comme la révélation de 2007.




